Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 12:06

Bienvenue sur mon blog !

Ce blog a été créé en m'inspirant très fortement de celui de Koston
(pumping-koston.oldi-blog.com), l'idée étant de "condenser" un maximum d'articles, interventions, sites, ..., en rapport avec la musculation, sur un même site.

Je tiens donc à préciser que tous les articles que je posterai ne seront pas de moi et j'essaierai de mettre la source à que fois.

Bonne lecture !


SOMMAIRE DU BLOG

La potentiation

Les muscles

Les courbatures

Les tractions

Recrutement des dorsaux

Par -Antoine-
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 12:26
Pour inaugurer ce blog, voici un article sur la potentiation.

La potentiation est une méthode qui sert à avoir momentanément plus de force sur un certain muscle.

Trois méthodes sont possibles :

          - l'électrostimulation
          - série très lourde suivie d'une série "normale" ou quelques secondes en statique

          - série très lourde pour un certain muscle qui servira à potentier un autre muscle(ex : pour potentier les pecs, ce sont les trapz).


Commencons par l'électrostimulation, avec un topic sur PM :

Hier pour ma séance Pec/Triceps j'ai testé la potentiation...

Pour une première fois, j'ai placé les électrodes sur le vaste latéral de la cuisse droite.
Je
suis monté très progressivement à 120 Hertz, c'était horriblement douloureux
A cette intensité on a l'impression que le muscle va s'arracher 
Mon appareil peut aller jusqu'à 150 Hertz !....
Après une telle épreuve, j'avais l'impression d'être plus réactifs, les yeux grands ouverts, ce qui est assez comparable à une décharge d'adrénaline.

Je fais habituellement 10 reps à 42kg au couché avec haltères, je ne suis pas d'un naturel très fort, à ce poids j'ai l'impression d'être écrasé par la charge.
Mais c'est incroyable !!! après la potetiation j'ai pu monter à 52 kg pour 10 reps, poids jamais atteint, avec une facilité surprenante et une rage certaine!

Une fois la séance terminée j'étais épuisé, nerveusement c'est assez éprouvant.

Aujourd'hui, grosse courbatures aux pecs. Dans 3 jours je teste la même séance sans la potentiation, pour voir si il me reste un acquis en force.

Motivé a écrit dans son article du MdM n° 244
"Nous voyons tout de suite un problème avec la potentiation des pectoraux. Il ne parait pas judicieux d'envoyer un courant électrique si près du coeur [...] le problème que nous avons ce n'est pas tant avec le coeur qu'avec les bronches. L'électricité les irrite et nous avons envie de tousser. Cela limite considérablement notre capacité de potetiation, surtout sur le haut des pecs [...] Lors du travail lourd, la potetiation globale semble plus appropriée car elle va aussi affecter les triceps, les épaules et les dorsaux."
C'est pour cela que je n'ai pas tenté le local.
Pour la méthode globale, j'ai bien essayé sur les fessiers mais la douleur était plus qu'insupportable, peut être est ce le temps de trouver le bon placement des électrodes...
Mes Quad sont assez dur et robuste, je le sens plutôt comme ça.

Tu à pris du repos avant et apres les décharges ou tu as enchainné avec ta serie?
C'est lequel ton electrostimulateur?

j'ai envoyé 3-4 décharges puis j'ai enchainé ma série à 42 kg avec beaucoup de facilité.
J'ai ensuite renvoyé 5-6 décharges et j'ai enquillé 10 reps à 52 kg.
Le temps de placer les électrodes, d'envoyer 6 décharges, de retirer les électrodes et de pousser, il a dû s'écouler 3 minutes entre ces deux séries.

Mon appareil est un Compex DuoFit qu'on m'a preté pour l'occasion.

t'as mis quel programme ? le programme
Power

/!\ Pour l'instant, ca t'es inutile.
Faut avoir une grosse expérience en muscu pour en profiter vraiment./!\



Pour nuancer ce que dit Tartanpion, même moi qui n'ai pas de grosse expérience en muscu, l'électro m'a beaucoup aidée. Pas pour la potentiation et la prise de force qui l'accompagne, mais pour l'apprentissage moteur.
En gros, c'est
grâce à l'électro (et aussi aux séries longues) que j'arrive à sentir travailler aussi bien la plupart de mes muscles aujourd'hui.
Ca a surtout été utile pour le dos.
Avec les pecs, sans l'électro le développé couché ne me ferait que les épaules et les triceps.
Les triceps je les ai toujours pas trop mal senti.
Le bas du corps n'a jamais vraiment été un problème, mais un coup d'électro sur les ischios avant la séance ça continue à faire beaucoup de bien.
Seul point noir, les biceps. Petit à petit ça vient, mais c'est vraiment laborieux.

Voila, donc, dans l'optique "apprentissage moteur" l'électro peut être utile même aux débutants. Au contraire même, je dirait que ça peut être une source de motivation et donc de progrès.... Quand on sent mieux ses muscles travailler, la vie est plus belle.




Yo doc ;-) pour l'apprentissage moteur, il n'y a pas besoin de le faire pendant la séance.
Au début, je le faisais la veille, et maintenant, comme j'ai le temps, je le fais quelques heures ou quelques dizaines de minutes avant la séance.
C'est beaucoup moins contraignant que l'utilisation pour la potentiation qui doit obligatoirement se faire pendant la séance. En principe on n'est pas plein de sueur, on ne risque pas de s'emmeler avec les fils, les barres et les poids, etc, etc...
Les buts ne sont pas les mêmes non plus.

SOURCE : http://www.planetemuscle.com/phpBB2/viewtopic.php?f=34&t=33834&start=0

_______________________________________________________________________________________

Maintenant, la méthode "je fais les trapz, j'ai les pecs plus forts" et "série lourde puis série normale" :)

Pour les bi vous utiliser quoi comme exo en potentiation?
 
SDT ou des exo de dos

le shrug pour les pecs ça marche nickel
Pour les bi non

Apres les pecs lourd par contre un max de force sur les bi
Je vais essayer avec le sdt

Bon, je vais devoir réexpliquer...
La potentiation, ça rend le muscle temporairement plus fort. Donc, si tu peux faire toutes tes séries soit avec 5kg de plus, soit 2 reps de plus, et que tu peux faire plus de séries sans fatiguer, ça veut dire que tu te sers davantage de ton muscle à capacité identique, et les pruneséquences sont faciles à deviner :
- plus de force (immédiatement et plus tard)
- plus de volume
Puisque c'est ce qui se passe pour un débutant : ils ont une stimulation inhabituelle, donc ils grossissent et prennent de la force. Et c'est pour ça qu'ils progressent si vite, le muscle est utilisé au-dessus de ce dont il a l'habitude.
La potentiation te met à nouveau dans une situation de stimulation inhabituelle.

Pour les pecs je faisais ça

Tu fais du shrugs bar 3 à 6 reps avec le plus lourd possible en puis tu te reposes un peu et tu fais ton exo pour les pecs.
Tu te reposes normalement et tu recommences

"Ne mâchons pas nos mots. Je pense que ce dossier va révolutionner votre conception de l'entraînement. J'ai quelque peu hésité à l'écrire, par soucis de perfection, pensant que je ne maîtrisais pas assez l'outil ne serait-ce que pour pouvoir l'évoquer. Puis je me suis dit qu'un savoir, une découverte, une expérience même inachevés valaient la peine d'être partagés. Ce que je vais vous présenter est le fruit de plus de huit ans et demi d'entraînement, accompagnés d'éternelles remises en question, de tâtonnements, de périodes d'euphorie, mais aussi de moments de découragement....... Durant ces 100 mois, j'ai appris à toujours chercher à comprendre pourquoi une chose fonctionnait et une autre non. Aujourd'hui, mes entraînements sont devenus plus cérébraux que musculaires. Ainsi, lorsque je quitte la salle, c'est le plus souvent épuisé à la fois musculairement, nerveusement, mais aussi mentalement. Et si ma dernière prise de poids à été un tel succès, ce n'est pas seulement parce que j'ai trouvé une alimentation idéalement adaptée. C'est aussi et surtout parce que j'ai franchi une nouvelle étape dans l'intensification de mon entraînement.
Commençons par quelques exemples tout simples. Supposons que votre maximum au squat soit de 200kg. Echauffez-vous comme vous en avez l'habitude, puis chargez la barre à 180kg (c'est-à-dire à seulement 90% de votre maximum). A la différence de vos séries traditionnelles, placez-là sur un support suffisamment bas pour débuter directement votre série jambes fléchies. Malgré le fait que vous soyez bien en-dessous de votre maximum, la barre ne décollera pas de son support. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que lors de la phase négative du mouvement, autrement dit lorsque vous descendez avec la barre sur le dos, le cerveau prend conscience de la charge et s'apprête à recruter le nombre de fibres nécessaires pour la relever (et vous avec!!!!). Un autre exemple. Imaginons que vous ayez un maximum à 150kg au Développé couché, ce qui vous permet normalement de réaliser 10 reps à 110kg. Chargez la barre à 110kg et, sans vous échauffer, essayez de faire le plus de répétitions possibles. D'une part, vous aurez l'impression de subir la charge, et d'autre part, vous aurez certainement bien du mal à réaliser ces 10 répétitions. La raison est simple. La connection cerveau-muscle n'est pas encore établie, et la période qui sert à la mettre en marche - dans ce cas précis c'est l'échauffement - n'a pas eu lieu. Vous auriez pu directement tenter les 150kg, le résultat aurait été le même, à la différence près que vous risquiez la blessure. A l'inverse, après vous être échauffés, réalisez une répétition à 145kg, sans vous épuiser. Reposez-vous, puis tentez de faire un maximum de répétitions à 110kg. D'une part, la barre vous semblera plus légère qu'à l'habitude, et d'autre part vous réaliserez certainement plus de dix reps. De cette constatation est née la technique de la post-activation. Mais nous allons aller encore plus loin.
Il apparaît évident que le système nerveux central joue un rôle prépondérant dans la réussite d'un entraînement. En constatant au fil des années l'impact négatif qu'une mauvaise mise en condition du cerveau pouvait avoir sur l'efficacité du travail musculaire, j'ai fini par me demander s'il ne constituait pas finalement le pricipal facteur limitant d'intensité. La réponse est évidemment oui.

La répétition, essence même de l'exercice avec charges additionnelles :

Toute répétition exécutée de façon traditionnelle commence par une phase négative au cours de laquelle le muscle est étiré, suivie d'une phase positive lors de laquelle le muscle ciblé se raccourcit. Le plus souvent, partant d'une vitesse nulle, la vitesse de croisière est atteinte très rapidement et reste constante jusqu'à la fin de la contraction.

Si l'on établit le bilan des forces qui s'exercent lors de la phase positive d'une répétition au Développé incliné, par exemple, nous pouvons écrire :

A vitesse constante, l'accélération est nulle, ce qui signifie que les forces exercées par les deux mains sur la charge compensent exactement le poids de cette dernière. Le cerveau recrute alors à chaque instant le nombre de fibres musculaires exactement nécessaires au maintien de la vitesse du mouvement. Partant de cette constatation, j'en ai conclu que seules les dernières répétitions d'une série - lorsque les fibres habituellement recrutées commencent à fatiguer l'une après l'autre jusqu'à l'échec qui engendre leur remplacement par des fibres plus fraîches - sont vraiment efficaces pour la construction musculaire, le problème étant malheureusement que parallèlement le système nerveux ayant déjà fourni un travail considérable, n'est plus à 100% de ses capacités pour recruter plus de fibres.
Je vais maintenant vous proposer une nouvelle forme d'exécution. La phase négative reste inchangée, lente et contrôlée. C'est la phase positive qui va subir une évolution radicale. En effet, lors de celle-ci, vous n'allez plus vous contenter de maintenir une vitesse de déplacement constante de la charge, mais au contraire vous allez toujours chercher à l'augmenter en exerçant une accélération maximale qui ne diminuera que dans les derniers centimètres, ceci afin de préserver vos articulations. Le cerveau va ainsi être obligé de recruter des fibres à seuil d'excitabilité plus élévé dès le début de la série, c'est-à-dire alors que le système nerveux est en pleine possession de ses moyens, le principe fondamental de la croissance musculaire étant toujours le même : Une fibre excitée est une fibre qui grossit. Attention! Une telle approche nécessite une maîtrise parfaite de l'exercice. Il ne s'agit pas de réaliser un mouvement incontrôlé et accéléré par une contraction globale de tous les muscles du corps tout en jouant sur le phénomène d'inertie. Tout rebond est exclu. Au contraire, la phase positive devra débuter par une vitesse nulle.

Evolution de la vitesse d'exécution en fonction du temps

La pruneséquence directe d'un tel travail est que vous allez effectuer beaucoup moins de répétitions car vous depensez plus d'énergie que nécessaire pour déplacer la barre. Mais à ce stade, il apparaît évident que le poids soulevé ne doit plus être considéré comme une fin mais comme un moyen.
Ceci constitue la première étape.

Vers une redécouverte de l'entraînement :

Cette deuxième partie va vous pousser au-delà de l'entraînement, au point de vous mettre dans un état second, ultime façon de réaliser votre véritable potentiel en vous affranchissant de cette barrière responsable de ce que l'on nomme "le déficit de force". Au même titre qu'un art martial demande temps et patience pour être maîtrisé, il vous faudra certainement plusieurs semaines voire plusieurs mois de pratique en fonction de votre expérience pour pouvoir atteindre ce nouvel objectif. Ayez tout d'abord conscience que si le corps est fait tel qu'il vous empêche d'exploiter 100% de votre force naturelle, c'est pour se préserver. Cette technique demande donc beaucoup de précautions et suffisamment de sagesse pour ne pas être utilisée durant de trop longues périodes. On se sent fort, quasiment invulnérable, mais sachez que si la blessure et l'épuisement ne sont jamais loins pour tout athlète s'entraînant intensément, ils se feront ici encore plus menaçants car, comme un moteur boosté au NOZ, le surcroît de puissance obtenu vous propulsera directement dans la zone rouge.
Il est indispensable de posséder une parfaite maîtrise de vos mouvements pour deux raisons distinctes. La première est évidente : une forme d'exécution correcte permet aux muscles ciblés de bénéficier pleinement de l'exercice tout en évitant la blessure. La seconde, c'est qu'étant dans une sorte d'état second, vous ne vous préoccuperez plus du tout de celui-ci. Il devra donc avoir été préalablement suffisamment travaillé pour devenir un automatisme. Pour ma part, j'ai la chance m'entraîner avec un athlète comme David Moulin, très technique, et qui n'hésite pas à étudier et répéter un mouvement même après plus de 18 ans de pratique. D'ailleurs, je l'ai déjà entendu dire "Je partirai à minuit s'il le faut mais je ne quitterai pas la salle avant de maîtriser complètement l'art du squat devant". Et là, je l'ai vu charger sa barre à seulement 40kg et enchaîner les séries une à une jusqu'à ce qu'il trouve ce qui n'allait pas.
La mise en condition est extrêmement importante. Il vous faut mettre toutes les chances de votre côté. Rien ne doit venir vous distraire. Elle commence donc bien avant l'entraînement. Dans les heures qui précèdent votre séance, vous devez mettre en place un schéma plus ou moins précis (je dis plus ou moins car certains préfèreront le travail instinctif) de son déroulement : choix des muscles travaillés, choix des exercices (que l'on essaiera de varier au maximum pour éviter l'adaptation), type de séance (lourd ou léger), choix d'éventuelles techniques d'intensification sur certains exercices. Il peut être également bénéfique de se répéter la séance dans la demi-heure qui précède. Vous réussirez ainsi à y entrer de façon plus efficace. Une fois votre séance commencée, votre concentration ne doit plus faillir jusqu'à la fin. Les temps de repos accordés entre le séries ne doivent pas devenir une opportunité de discussion. Bien-sûr, quelqu'un peut alors vous demander de l'assister, mais il ne suffit que de quelques mots échangés pour savoir ce que l'autre veut. A la limite, deux partenaires qui se connaissent n'ont même plus besoin de communiquer. Un simple regard suffit.
Passons aux choses sérieuses. Vous êtes à présent en pleine séance, l'échauffement est terminé. Les véritables séries de travail commencent. La barre est là, devant vous. C'est un véritable combat que vous vous apprétez à livrer. A ce moment précis, vous devez vous isoler complètement , mettre en place une connection muscle-cerveau la plus efficace possible. Prenez conscience de votre corps, afin d'en exercer pleinement le contrôle. Observez bien la barre que vous allez devoir soulever, imaginez vous qu'elle pèse dix fois plus lourd. Dans quelques instants, vous serez face a elle, et vous n'aurez d'autre moyen que de l'affronter. Prenez en conscience, n'hésitez pas à la remuer. Les bruits environnants n'existent plus. L'equation se reduit à trois elements simples : votre esprit, votre corps, la charge. Il arrive fréquemment que ma concentration soit telle que je provoque une décharge froide qui part de la nuque et se propage dans tout le corps, comme une décharge d'adrénaline. Mon système nerveux vient alors d'atteindre son potentiel maximal.
L'efficacité de cette pratique est remarquable. Combinée à la post-activation (déclenchée ici par l'exercice du Développé Couché prise serrée en répétitions uniques), j'arrive à passer instantanément de 10 à 16 reps aux extensions de triceps poulie haute (avec 40kg en exécution stricte). Ceci n'est qu'un exemple. J'ai également réussi à réaliser deux maximums coup sur coup (le temps de reposer la barre et de me rendre compte que mon partenaire d'entrainement n'avait pas tout à fait vu mon max) au squat devant avec 120kg jambes complètement fléchies, fesses écrasées sur les chevilles. Je ne compte plus également le nombre de fois ou j'ai réussi à effectuer une répétition supplémentaire normalement irréallisable, simplement parce que je n'avais pas d'assistance et que c'etait le seul moyen restant pour reposer la charge.....
Armez vous de patience. La balle est maintenant dans votre camp."

(Johanne Ducastel)

SOURCE :
http://www.planetemuscle.com/phpBB2/viewtopic.php?f=34&t=9304&st=0&sk=t&sd=a

__________________________________________________________________________________________

Personnelement, j'utilise cette méthode involontairement aux tractions.
Après un série lestée, la série sans lest qui suit paraît plus facile et souvent je fais plus de reps que si j'avais directement commencer par une série sans lest !
Il se passe le même phénomène aux dips.

J'ai essayé une fois la potentiation aux pecs, en faisant du shrug lourd avant, les sensations sont très différentes mais je n'ai pas ressenti une augmentation de force.


Petit résumé pour utiliser la potentiation au mieux :


-méthode électro : envoyer quelques décharges sur le muscle donné ou sur un autre(dans le cas des pecs, ça peut être dangereux de le faire directement dessus apparament) puis faire sa série.
Pour plus de précisions, se rapporter aux MdM qui en parlent.

-méthode série lourde>série normale : prenez votre 5-6 RM et effectuez entre 1 et 3 répétitions(il ne faut pas s'épuiser !), reposez la barre, reposez-vous une quinzaine de secondes, puis faites votre série de travail.

-dernière méthode : faites une série lourde(2-3 reps) puis reposez-vous 30s et enchaînez avec l'exo de travail.
Ex : faites 3 répétitions au shrug, la charge doit être lourde, puis reposez-vous 30s et enchaînez avec voptre exo pecs.
Sachant que, pour potentier :
- les pecs, c'est les trapz
- le dos, les biceps
- les biceps, les pecs
 
Le reste, faudrait chercher.
Par -Antoine-
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 14:19

Un article sur les différents types de muscles du corps humain.

Il y a deux sortes de muscles :
          - les muscles lisses
          - les muscles striés

Un message posté par DBS sur Muscupassion sur les muscles :

On peut distinguer deux catégories de muscles:


1. Les muscles lisses
2. Les muscles striés (divisés en deux catégories: squelettiques, et cardiaques).

Les muscles lisses et striés cardiaques dépendent du système nerveux autonome, la contraction n’est pas contrôlée. Les muscles striés squelettiques sont "volontaires", c'est-à-dire contrôlés par la volonté.

La partie qui nous intéresse et que je vais développer sont les muscles striés squelettiques.




Les muscles striés squelettiques:


Constitution:

Ils sont formés par des fibres musculaires appelées fibrilles (tissu contractile). Les fibrilles constituent les fibres, ceux-ci les faisceaux qui eux même constituent les muscles. À chaque étape il existe une gaine propre. L’endomysium délimite les fibres (entour les fibrilles), le périmisium délimite les faisceaux (entour les fibres) et pour finir l’épimysium appelé également aponévrose, enveloppe commune au muscle (gaine conjonctive commune aux faisceaux).
Sur cette représentation schématique vous pouvez observer la constitution du muscle strié (il manque que les fibrilles).





Les contractions se font à l’intérieur des fibrilles par deux protéines contractiles: l’actine et la myosine. Toutes les fibrilles se cumulent et il y a un mouvement global.



Action:

D’abord quelques notions de base pour mieux comprendre ce qu’est la puissance d’un muscle et sa contractibilité.

1. Plaque motrice: rencontre entre un faisceau musculaire et un axone (un axone est le prolongement d’un neurone).





2. Unité motrice: neurone moteur et toutes les fibres qu’il va innerver.

La contractibilité est le nombre de fibres innervées, plus la longueur du tendon.

La contraction est le raccourcissement du muscle (jusqu’à 1/3 de sa taille initiale). À longueur égale, un muscle qui possède un tendon plus long aura une amplitude de contraction plus faible qu’un muscle qui possède un tendon plus court. Le rapprochement des insertions musculaires lors du raccourcissement est proportionnelle à la taille du muscle (plus il est grand, plus le rapprochement des insertions le sera).

La puissance d’un muscle est le nombre d’unités motrices mises en jeux (un muscle plus gros est donc plus puissant).


Différents types de contractions:

1. Isométriques: le muscle n’effectue pas de travail mécanique (déplacement), mais il assure maintient de la position sans rapprochement des insertions (par exemple le fait de rester débout).

2. Isotonique: il y a un travail musculaire, et donc un rapprochement des insertions. Il existe deux types de contractions isotoniques:

A. Concentrique: rapprochement des insertions, et donc contraction du muscle (pectoraux: lorsque l’on pousse la barre au développé coucher). Parfois appelée la phase positive du mouvement.
B. Excentrique: écartement des insertions (freinage). Le muscle s’étire (pectoraux: lorsque la barre descend au développé couché). Parfois appelée la phase négative du mouvement.


Types de muscles:

Il existe des fibres:

1. Phasiques (blanches): adaptées aux contractions rapides.
2. Toniques (rouges): adaptées aux contractions plus lentes.

Les muscles peuvent être classés en fonction de la prédominance d’un de ces types de fibres. Les muscles phasiques réalisent des contractions dynamiques, un travail isotonique, ils sont vifs, précis, mais fatigables. Les muscles toniques travaillent plutôt en statique (contraction isométrique) et de façon continue.
Un muscle peut subir un effort constant et prolongé (s’il n’est ni trop long ni trop intense). Un ligament, par contre, résiste à un effort intense mais bref.


Muscles synergiques:

Les muscles synergiques sont des muscles qui se contractent en même temps et qui travaillent dans un même but.

1. Agonistes: travaillent dans le même sens (biceps brachial et brachial antérieur qui sont des fléchisseur du coude).
2. Antagoniste: travaillent dans des sens opposés(exemple: biceps brachial qui est fléchisseur / triceps brachial qui est extenseur).

Il existe donc des synergies d’agonistes et des synergies d’antagonistes.

SOURCE : http://www.muscupassion.com/entrainement-f3/approche-anatomique-t629.htm

_________________________________________________________________________________________

Les muscles squelettiques représentent environ 43% du poids du corps.
Il existe 600 muscles squlettiques.

La forme

Le muscle est composé d'un ventre, rouge et épais, et de parties tendineuses.

Le muscle monogastrique est formé d'un ventre et de deux tendons.

Le muscle polygastrique est formé de deux ventres.

Les muscles peuvent  être longs(plus longs que larges), plats(peu épais), courts(très réduits) ou annulaires(circulaires). A celà s'ajoute les muscles carrés, pyramidals...

La texture

Voyons maintenant la texture des muscles, il en existe plusieurs :

- les muscles plats, qui ont la même direction parallèle que les tendons
- les muscles fusiformes, qui convergent vers l'extérieur des tendons
- les muscles unipennés, qui se fixent sur le côté latéral du tendon
- les muscles bipennés, qui se fixent sur les deux côtés d'un tendon
- les muscles multipennés, qui se fixent sur les côtés des subdivisions d'un tendon.


SOURCE : Anatomie Clinique tome 1, Kamina

_________________________________________________________________________________________


Une explication plus précise mais avec des noms légèrements différents :

1) Les muscles squelettiques

Les loges musculaires

Les groupes de muscles qui sont situés dans une même région avec une fonction proche sont limités par des loges musculaires. En effet, ils sont entourés par des cloisons fibreuses résistantes appelées fascias, ou aponévrose de revêtement. Ces tissus conjonctifs denses jouent le rôle de squelette fibreux en assurant, outre le cloisonnement de loges, le soutien des formations musculaires ou tendineuses, en freinant certains mouvements ou en limitant la saillie des muscles lors de leur contraction.

Différents types de muscle

L’orientation des fibres musculaires et la structure tendineuse permettent de différencier plusieurs types de muscles. Par exemple :

- Les muscles convergents, ou triangulaires, présentent des faisceaux larges et étalés qui se regroupent en direction du fin tendon central, ces muscles présentent une forme triangulaire caractéristique (le grand pectoral par exemple).

(en plus grand : http://www.musclepedia.org/images/article/22/Faisceaux_musculaires.jpg )

Différents agencements des faisceaux musculaires


- Les muscles fusiformes, ou parallèles, présentent des faisceaux de fibres parallèles, orientés dans le grand axe du muscle. Les tendons plats sont présents au niveau des deux extrémités et présentent des dimensions similaires (c’est le cas du biceps).

- Les muscles circulaires, ou sphinctériens, présentent des faisceaux circulaires dont les extrémités se joignent au niveau du tendon unique formant une boucle fermée. Ils entourent une ouverture du corps ou un orifice qu’ils ferment en se contractant (le muscle orbiculaire de l’œil qui ferme les paupières par exemple).

- Les muscles penniformes se caractérisent par des faisceaux de fibres très courts et un tendon qui s’étend sur toute la longueur du muscle. Les muscles unipennés montrent des faisceaux qui se positionnent sur un des côtés du tendon et pour les faisceaux bipennés, des deux côtés du tendon central (c’est le cas du quadriceps). Enfin les muscles multipennés sont constitués de plusieurs tendons autour desquels s’arrangent obliquement les faisceaux de fibres musculaires.

SOURCE : http://www.musclepedia.org/articles/view.php?id=22

J'essaierai de trouver des illustrations des muscles unipennés, longs, ... mais c'est pas gagné !

Par -Antoine-
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 17:19
Hop ! Un nouvel article, sur les courbatures cette fois.

Il a été écrit par Michael Gundill, il est très intéressant quoiqu'un peu compliqué.


LES COURBATURES

Les courbatures :
amies ou ennemies du culturistes ?

L'apparition de courbatures 24 à 48 H après l'entraînement constitue généralement une source de satisfaction pour le culturiste chevronné. Mais pour les débutants, c'est plutôt une gêne, un obstacle à un bon entraînement. Que penser des courbatures ? En un mot, les courbatures sont-elles un signe annonciateur d'une croissance musculaire future, ou bien témoignent-elles d'erreurs faites dans l'entraînement ?Le culturiste doit-il en somme les rechercher ou les éviter comme la peste ? Nous répondrons à cette question, mais auparavant il convient de voir à quoi sont dues les courbatures.


Les courbatures :
un phénomène étrange.

Des courbatures, tout le monde en a eu, sportif ou pas. La sensation de douleur qu'elles procurent est très particulière. Mais ce qui est encore plus particulier, c'est leur mode d'apparition. En effet, lorsque nous avons fini de travailler un muscle, celui-ci est gonflé, il peut même "brûler" un peu, il a perdu de la force… mais il n'est pas courbaturé. Vous pouvez l'avoir entraîné sous tous les angles pendant des heures : pas de signe de courbatures. Si vous attendez un peu, le sang se retire progressivement du muscle, celui-ci ne brûle plus et la force est partiellement revenue mais toujours pas de signe de courbature.

Par contre, attendez 24 à 48 H, et là vous allez les sentir (à condition de vous être entraîné suffisamment intensément). Les américains parlent de "Delayed Onset Muscle Soreness" (DOMS), une façon plus exacte de décrire le phénomène parce qu'elle met en avant ce délai entre le facteur déclenchant et la sensation de douleur. Que se passe-t-il dans ce laps de temps ?

A quoi ne sont pas dues les courbatures ?
Dans les années 60, une théorie affirmait que c'était l'accumulation d'acide lactique qui était la cause de la courbature. A la fin de ce siècle, c'est encore cette théorie qui est la plus évoquée… dans les salles de gym. Explorons un peu cette affirmation. Une accumulation d'acide lactique, tous les culturistes en ont subi pendant l'entraînement. Ca brûle et c'est fort désagréable. Certains illumi-nés prétendent même que c'est un phénomène que l'on doit rechercher pendant l'entraînement

Mais dans tous les cas, cette sensation ne ressemble pas à une courbature. Aussi bien dans la douleur qu'elle procure que dans la durée. La brûlure due à l'acide lactique disparaît relativement vite après un effort tandis que la courbature peut rester des jours, voire des semaines.

D'autre part, par quel miracle l'acide lactique qui a disparu après l'effort reviendrait-il dans les mus-cles 24 à 48 H après cet effort, tel un fantôme qui viendrait hanter nos muscles ? Là, les défenseurs de cette théorie soixante-huitarde vous répondent généralement "Cherche pas à comprendre, c'est trop compliqué pour toi". En effet c'est trop compliqué à expliquer. Enfin vous leur faites la réflexion suivante, et c'est le coup de grâce : "Il y a une semaine j'ai entraîné les mollets à fond, ils ont brûlé comme jamais et pourtant je n'ai eu absolument aucune courbature."

Que répondre à cela ?
Il y a bien des années que des scientifiques spécialisés dans la médecine sportive ont démontré l'inexactitude de cette théorie. Mais les idées fausses ont la vie dure… surtout dans les salles de gym. Maintenant, si vous rencontrez quelqu'un qui soutient cette théorie, vous saurez au moins à qui vous avez affaire !

 

A quoi sont dues les courbatures ?
Les courbatures sont dues à des microtraumatismes de la fibre musculaire engendrés par l'entraînement. Malheureusement tous les détails de ce phénomène n'ont pas encore été élucidés et comme nous le verrons, il reste des zones d'ombre sur certains points clés. Mais la science avance à grand pas et elle fournit déjà bon nombre d'indices aux culturistes, ce qui permet à leur entraînement d'être plus productif sur le plan du développement musculaire.



D'où viennent ces micro-traumatismes?
Maintenant que nous affirmons que les courbatures sont dues à des microtraumatismes musculaires et non pas à de l'acide lactique, il s'agit d'en fournir la preuve.

L'explication la plus plausible est fournie par la théorie des "mini déchirures" musculaires dues à la phase négative du mouvement. En effet, pendant cette phase beaucoup de fibres se mettent au repos. Le contrôle de la descente est confié à quelques fibres qui "font tout le boulot". Et là, elles se bloquent en phase de contraction. Sous la force de gravité du poids elles sont étirées de force, ce qui les "déchire" légèrement. Bien sûr les fibres musculaires sont élastiques et résistantes : pour provoquer ces "déchirures" il faudra que le poids soit suffisamment lourd et que la phase négative soit suffisamment accentuée.

 

Pourquoi la sensation de douleur ne survient-elle pas immédiatement après
l'entraînement ?

Lorsque l'on se coupe un doigt, on a mal tout de suite, pas 48 H après. Par contre, il y a des chocs qui ne font rien sur le coup, mais qui font très mal le lendemain. Cela peut être le cas lors d'un accident de voiture où la douleur survient parfois plusieurs jours après.

Pour l'entraînement musculaire c'est la même chose. Lorsque la tension devient trop importante sur un petit nombre de fibres, ces dernières sont obligées de s'étirer de façon non naturelle. Certaines parties cèdent. Nous pouvons comparer les fibres musculaires à un morceau de tissu, il s'allonge un peu mais ne casse pas. En y regardant de plus près, on s'aperçoit que certaines fibres n'ont pas souffert tandis que d'autres ont tout pris dans la figure. Quelques unes ont été arrachées, d'autres ont été étirées trop violemment et ont perdu leur forme initiale. Le morceau de tissu tient toujours mais sa résistance a grandement diminué.

Il en est de même dans le muscle. Les endroits les plus fragiles (les bandes Z en particulier) sont légère-ment abîmées, mais pas de quoi avoir mal. Seulement, des "petites fissures" ou microtraumatismes sont apparus dans la cellule, ce qui va entraîner deux faits pruneséquents.
La cellule va être exposée à toutes sortes de substances qui vont lui être toxique du fait de ces petites fissures. Il s'agit ici du calcium. Le corps va être obligé de réparer ces "accrocs", ce qui va déclencher des phénomènes inflammatoires.

Le calcium, votre meilleur ami pendant l'entraînement, vous trahira après. Nous parlons ici du calcium (CA2+) qui se trouve en périphérie des fibres musculaires, pas de celui (indispensable) de votre ossature. Lorsque vous voulez soulever un poids, le cerveau transmet l'ordre aux muscles concernés de se contracter par l'in-termédiaire d'un petit courant électri-que. Lorsque ce courant électrique parvient aux muscles, il fait sortir du CA2+ des réserves dans lesquelles il est stocké (réticulum sarcoplasmatique). La sortie de CA2+ va provoquer la contraction musculaire. Avec l'arrêt de la décharge électrique, le CA2+ revient dans ses poches de stockage, le muscle peut se relaxer.

Puis une nouvelle décharge électrique arrive et tout recommence. Plus la sortie de CA2+ sera importante, plus les fibres musculaires vont pouvoir se contrac-ter avec force et plus vous prendrez lourd. Vous avez sûrement remarqué qu'en cas d'énervement ("montée d'adrénaline" ) vous poussez plus lourd que d'habitude. C'est parce que l'adrénaline potentialise l'effet du CA2+ sur la fibre musculaire. Un cer-tain nombre de substances des plus "banales" (caféine, théophylline) aux plus dopante (éphédrine, salbutamol, clenbutérol,… produisent le même type d'effet. C'est entre autre pour cette raison qu'elles sont souvent utilisées avant l'entraînement.

Lorsque la cellule musculaire est in-tacte, le CA2+ a donc un effet positif sur la fibre musculaire en terme de force. En revanche, lorsque celle-ci est un peu "fissurée", le CA2+ peut s'infiltrer et là, il devient toxique pour la fibre, amplifiant les légers dégâts dus à l'entraînement. Ce phénomène est lent. Au bout de un ou deux jours, les dégâts infligés à la fibre commencent à provoquer de petites douleurs qui vont s'amplifier : c'est ce que l'on appelle courbature.

L'inflammation.
Si nous avons distingué l'épanche-ment de CA2+ des phénomènes in-flammatoires c'est uniquement pour simplifier la compréhension d'un mé-canisme compliqué. En effet, l'inflammation et les infiltrations de CA2+ se produisent au même moment et chaque facteur influence l'autre. Qu'est-ce qu'une inflammation? Après l'entraînement, nous avons dit que les fibres étaient très légèrement endommagées. Ces faibles dégâts provoquent (fort heureusement) une réaction du corps. Il va retirer la partie abîmée puis réparer. C'est exactement le pourquoi et la raison d'être de l'inflammation. Jusque là tout va bien. Le problème de l'inflammation c'est qu'elle a "la main un peu lourde" lors-qu'elle retire des tissus endommagées. Un peu comme le garagiste peu scrupuleux que vous veniez voir pour vous faire réparer un phare cassé et qui vous déclare "Madame, il a fallu changer le capot". Avant de vous livrer les noms des "garagistes" internes à votre corps, arrêtons-nous un peu sur l'inflammation elle-même.

Nous l'avons dit, elle provoque un catabolisme des tissus endommagés (ce qui est bien), mais aussi de tissus qui n'étaient pas endommagés et qui ne demandaient rien à personne. Certains se diront, "Si l'inflammation c'est catabolisant, moi je vais prendre des anti-inflammatoire". Pas si facile, car nous avons vu que l'inflammation réparait les muscles (anabolisme). Cela veut dire que les mêmes substances vont être à la fois catabolisantes et anabolisantes. Tout comme notre garagiste qui va réparer notre phare mais à grands frais car il en profite pour abîmer le capot de la voiture qu'il va ensuite remplacer. Pas très efficace mais c'est comme cela que cela marche dans notre corps.

Les trois garagistes internes ont pour nom :
- IL-1B ou interleukine-1B (rien à voir avec les récepteurs bêta).
- IL-6 ou interleukine 6.
- TNF ou Tumor Necrosis Factor.

Ces trois substances ne sont pas les seules à faire le "sale boulot" mais ce sont les principales que l'on trouve dans le sang après un entraînement intensif de musculation. Ces substances appelées cytokines ont des points communs : elles sont catabolisantes et anti-anabolisantes dans un premier temps, et elles élèvent le taux de cholestérol. Chacune stimule la sécrétion de l'autre car elles marchent beaucoup mieux ensemble.

Si le catabolisme du TNF est dû par-tiellement à la hausse du cortisol, le catabolisme de l'IL-1 et de l'IL-6 n'est pas dépendant de cette hormone. Nos amis qui voulaient déjà prendre des anti-inflammatoires vont mainte-nant vouloir prendre des anti-cortisoliques. Certains n'hésitent pas à prendre des dérivés de fongicides puissamment toxiques pour les surrénales afin d'arriver à … rien dans la plupart des cas. Pourquoi ? Vous avez peut être entendu dire que le cortisol abaisse le niveau des cytoki-nes précédemment citées. C'est l'exemple d'un rétrocontrôle négatif : les cytokines augmentent le taux de cortisol, et le cortisol abaisse le niveau de production des cytokines. Ceci permet à la machine de ne pas s'emballer. Maintenant, si l'on supprime la production de cortisol, le taux des cytokines va augmenter beaucoup plus car il n'y aura plus de rétro-contrôle. Donc le cortisol ne pourra pas être catabolisant mais la forte élévation du TNF, de l'IL-1 et de l'IL-6 causera encore plus de dégâts. Donc pas facile. Cela ne veut pas dire que l'on ne peut rien faire. Il y a des solu-tions efficaces que nous allons exposer.

Pour revenir à nos cytokines, celles-ci nous donnent de bonnes leçons. Il y a d'autres facteurs catabolisant pour notre muscle que le cortisol. Si les "dopés" de notre milieu ces dix der-nières années n'ont pas obtenu de bons résultats avec divers anti-cortisoliques et autres bloqueurs c'est peut-être que le cortisol a quand même du bon. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne soit pas important de modérer ses ardeurs car il est hautement anti-anabolisant. Mais, et c'est la seconde leçon des cytokines : des substances anti-anabolisantes et catabolisantes peuvent avoir un rôle clef dans l'anabolisme. En effet, nos cytokines vont pas leur action per-mettre aux muscles de se régénérer et donc de grossir. C'est hautement inefficace mais pour l'instant il faut faire avec.

Les courbatures : tout le monde ne peut pas en avoir.
Beaucoup de personnes et en particulier les femmes n'ont presque ja-mais de courbatures. Ces personnes ont un point commun : elles produi-sent beaucoup d'œstrogène (l'hormone femelle). En effet, l'imprégnation œstrogénique des cellules musculaires leur fournit une grande résistance et les protège des micro-traumatismes dus à l'entraînement. Donc pas de fissures, le calcium ne sera pas toxique et donc pas d'inflammation. Ces personnes peuvent donc faire subir les plus grands outra-ges à leurs fibres musculaires : elles auront du mal à les endommager. Génial non ? Enfin un super anti-catabolisant !

Mais si l'on poussait ce raisonnement à fond, les personnes qui n'ont pas de courbatures devraient être énormes. En particulier les fem-mes. Or c'est le contraire qui se pro-duit. Les femmes sont moins grosses que les hommes (et pourtant elles produisent plus de GH que les hom-mes). Pour expliquer ce phénomène, souvenez-vous de ce que nous avons dit sur l'inflammation : ce sont des substances catabolisantes qui vont préparer le terrain pour permettre l'anabolisme. Donc sans catabolisme, pas d'anabolisme, donc une stagnation. Cela peut vous paraître étrange mais cela marche comme cela. Pour illustrer notre propos, voyons com-ment marchent les anabolisants sté-roïdiens (hormones mâles). La prise de ces produits va d'une part changer l'équilibre hormone mâle/hormone femelle en faveur de la première. D'autre part les androgènes ont une action anti-œstrogénique à un niveau post-récepteurs. Résultat : la protection musculaire fournie par l'œstrogène diminue fortement. Les entraînements musculaires seront beaucoup plus catabolisants. Et la présence d'anabolisants assure que la réparation sera plus forte que les destructions : prise de masse mus-culaire. Si vous ne me croyez pas, il suffit de regarder une analyse sanguine d'un anabolisé : son niveau de créatine kinase (CK) est élevé. La CK est le reflet du catabolisme musculaire. Bien sûr cela ne sera pas vrai si le ou la culturiste prennent des ana-bolisants qui aromatisent (c'est à dire que l'hormone mâle se transforme en hormone femelle).

Faisons remarquer au passage que le cœur est un muscle qui contient beaucoup de récepteurs aux androgènes. La prise d'anabolisant va donc endommager cet organe et peut être même l'hypertrophier. Ceci devrait faire réfléchir les culturistes qui pour beaucoup ne pense qu'à protéger leur foie des méfaits des anabolisants. Les récents problèmes de santé (voir mort des culturistes outre les problèmes de diurétiques) sauf la dernière en date étaient dus à des problèmes cardia-ques, pas à des problèmes hépathiques.


Pour en revenir aux œstrogènes, ceci a deux applications directes :
- Les femmes qui prennent la pilule grossiront moins vite que les autres.
- Les culturistes prenant du Tamoxifen (un agoniste/antagoniste de l'œstrogène) grossiront moins vite que s'ils n'en prenaient pas. En effet, si ce produit bloque l'action de l'œstrogène sur la glande mammaire, elle a une action œstrogénique sur le muscle et sur la graisse. Donc faites du bien à votre santé et à vos muscles : ne prenez plus ce produit. Ce conseil ne s'applique bien sûr pas aux hommes ou aux femmes souffrant d'un cancer du sein. Pour conclure, les courbatures semblent un mal nécessaire à la croissance du muscle.

Gagner des muscles c'est dur et douloureux. Nous l'avons dit il y a plusieurs mois, la brûlure musculaire est un facteur important de la croissance musculaire car elle stimule de façon favorable le système hormonal. Aujourd'hui, nous allons encore faire l'apologie de quelque chose qui fait mal : les courbatures.

Cet article s'adresse donc aux plus motivés d'entre vous. Pour que toutes ces souffrances ne soient pas inutiles, nous allons expliquer pourquoi les courbatures sont un des facteurs importants dans la croissance musculaire et surtout comment les exploiter au mieux pour en retirer un maximum de gain.

 


Ecrit par Michael Gundill.

 SOURCE : http://www.vinkomorf.com/v2/sciences/2007/novembre/courbatures.html
2e Partie : http://vinkomorf.com/v2/sciences/2007/novembre/courbatures2.html
3e Partie : http://vinkomorf.com/v2/sciences/2007/novembre/courbatures3.html

Par -Antoine-
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus